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Shared by Sylvie Musongya on 08/12/2015

Comment la mort est-elle entrée dans le monde ?

En ce moment précis, j’ai du mal à distinguer la tristesse de la colère.  Je ne sais aussi si je suis en colère contre qui ? Je me trouve dans une situation où j’ai envie de faire le mal pour me sentir soulagé. Or la morale me fait peur car  faire  le bien c’est accomplir la volonté de Dieu et faire le mal c’est aller à l’encontre de la volonté de Dieu ». Que faire ?

Mais on connaît l'histoire d'Adam et d'Ève, racontée dans le premier livre de la Bible, celui de la Genèse : " Dieu fit à l'homme ce commandement :

« Tu peux manger de tous les arbres du jardin mais, de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu ne mangeras pas car, le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort." " Dieu, en fait, ne donne aucune interdiction à Adam et Ève mais, bien au contraire, il les avertit d'un danger : le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal pourrait entraîner leur mort. »

Etant  humain, est ce qu’on pouvait résister à ce commandement ou nous avions  reçu de Dieu ?

Est-ce que l’homme pouvait rester éternellement dans l’ignorance concernant le bien du mal ?

Par la jalousie du démon, la mort de l'homme est entrée dans le monde.

Qu’est ce que Dieu veut toujours nous révéler à travers la disparation des êtres chers notamment KIRIPI KATEX ???

 Je sais que la  preuve que Dieu ne voulait pas la mort pour nous, c'est que, après la rupture du lien de confiance en Dieu qui " assumait " la vie éternelle, Dieu ne se console pas de la perte de l'homme. Par le pardon, il vient au secours de l'homme, le recrée à nouveau "bon", et lui donne la possibilité d'obtenir, après la mort, la vie éternelle. Une vie éternelle de bonheur avec lui.

KIRIPI KATEMBO, je te verrai au ciel car tu fus un type bien. J’ai t’avais vu pour la première  et dernière fois le jour de mon mariage où tu nous  prenais des photos. Ton humilité , ta simplicité , ton enthousiasme m’avait beaucoup marqué.

ZAWADI MUSONGYA Sylvie. RDC_ Province du Nord kivu_Goma

Just be like the water my friend
Shared by Sinzo Aanza on 08/09/2015
K_n

Tu n’as pas entendu d’annonce
Quand la terre avorte de la malédiction d’une vieille conférence
Qu’elle avorte d’une pierre noire
Qu’elle avorte d’une pierre blanche
Qu’elle avorte d’un métal rouge
Qu’elle avorte encore d’une forêt creuse
Qu’elle avorte d’une rivière opiniâtre, et de sébum noirci
Et avorte d’une musique…

Quand la terre cannibalise la terre
Que des cœurs encore battants deviennent pierres ou poussière, que la poussière devient pierre ou cœur ou poussière et poussière.

Tu n’as pas pu entendre l’annonce
Ni l’appel à brûler comme un désir, Kiripi
Ni le désir de te consumer pour faire lumière
Tu n’as pas eu la passion des gouffres, Kiripi
Ceux qu’on creuse tout seul en fermant les yeux
Ou ceux que personne n’a creusé parce qu’ils sont le ciel de la condamnation
Le firmament de la résignation

Non, il n’y a pas eu d’annonce
La rivière a coulé, il fallait ramer
Rester debout sur la vague

Il fallait dompter les rapides
La rivière coule toujours, et peut-être est-elle plus folle par ici
Peut-être faut-il la détourner, cette rivière
Qu’elle coule dans le sens de nos cœurs et de nos mains
Pas vers les bouches des autres, de ceux qui firent la conférence et provoquèrent les fausses-couches de la terre
Ceux qui tuèrent la voix de Lumumba qui n’était qu’une voix
Qu’un panneau sur la voie
Ceux qui bâtirent une dictature et massacrèrent le léopard pour faire chapeau de sa peau
Ceux qui empoisonnèrent nos forêts avec le sang de leurs frères eux-mêmes coupables ou soupçonnés ou voulus fratricides
Ceux qui vinrent tracer des routes anathèmes dans les cuisses de nos mères qu’écartait l’envergure de quelque kalachnikov
Ceux qui se mirent autour d’une table et pissèrent de l’acide sur les papiers de leurs accords
Ceux qui regardèrent sombrer les étoiles de la bannière…

Et la rivière coule, il faut ramer
Rester debout sur la vague

Tes yeux ont mordu la vie dans le pourrissement des flaques abandonnées
Et tu ne voulais faire naufrage ni dans ces flaques ni dans leur rivière mère
Alors tes yeux n’ont pas arrêté de mordre :
Les lumières et les soupirs, les pas et les pieds qui les font,

Tu as pétri de lumières la vie, de soupirs aussi, et des pas et des pieds qui les font
Ensuite tu as dit : il faut seulement être comme l’eau, mon ami
La vie, c’est de l’eau qui coule
Et notre rivière n’est pas la vérité
La vérité nous la façonnons
Et petit à petit tu façonnais la vérité de notre rivière avec les lumières,
Les soupirs aussi, les pas et les pieds qui les font
Et petit à petit l’eau a rebroussé chemin vers notre volonté
Nous avons bu à l’approche de la victoire
Nous avons dansé de rires, de larmes et de mots perdus ou retrouvés
Car l’autre vérité c’est qu’un moustique pouvait boire toute la rivière
Et toi tu as rejoint l’eau
Par-delà la rivière, tu as choisi d’être l’eau.

Shared by Nanythe D. Talani on 08/08/2015

Cry. Cry. Cry. That's all I can do right now. It seems that tears help to undo the body from sadness. But   am convinced that there is no way we can get rid of sadness caused by the disappearance of a loved one. We never get comfort or relief from pain of the death of someone we like. And "even when the wound heals, the scar remains" (Publius Syrus). I still don't know what I'll do with your death. What place am going to give it in my world without you? What image of you will I keep? That of a fihter man in life? That of a silent man facing death? What to do with this grief tattooed inside my heart? My brother, you afflicted us with indescribable grief. I make my own Marie-Claire Blais' words: "Death doesn't only met the one who has closed his eyes forever, but also the others, all the others who will receive the horror and the absence in sharing". But I believe that one day, we'll meet again in a world where death won't exist anymore.

Nanythe, Blacksburg, Virginia, USA.

Shared by Nanythe D. Talani on 08/08/2015

Pleurer. Pleurer. Pleurer. C'est tout ce que je sais faire en ce moment. Il parait que les larmes aident a sortir du corps la tristesse. Mais je ne le crois. Car je suis convaincue qu' aucun moyen ne peut nous debarrasser de la tristesse causee par la disparition d'un etre cher. On ne console jamais de la mort de quelqu'un quon aime. Et "meme quand la blessure guerit, la cicatrice demeure" (Publius Syrus). Je ne sais toujours pas ce que je vais faire de ta mort. Quelle place lui conferer dans mon monde mutile de toi? Quelle image conserver de toi? Celle d'un homme battant dans la vie? Celle d'un homme silencieux face a la mort? Que faire de ce chagrin tatoue au coeur de mon coeur? Mon frere, tu nous affliges d'un deuil indescriptible. Je fais miennes ces paroles de Marie-Claire Blais: "La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux a jamais, mais aussi les autres, tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage".

Nanythe, Blacksburg, Virginia, USA.

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